www.infojeuxtv.fr : Le blog des actualités des jeux

Envie de pousser plus loin votre passion pour les jeux télévisés ?

Je vous conseille de visiter un blog qui traite de l’ensemble de l’actualité des jeux télévisés : wwww.infojeuxtv.fr

Des rédacteurs bénévoles et passionnés, sont aux manettes de ce blog et traitent de vastes sujets allant du record de gain aux investigations secrètes sur le terrain... Un blog très complet qui est né sous l’impulsion d’un groupe de joueur cherchant à centraliser toutes les actualités des jeux télévisés. Pari réussi puisque le blog, qui a fêté récemment ces 3 ans, est mis à jour quotidiennement et compte des milliers de visites d’internautes.

Si, comme nombre de blogs, les rédacteurs passent et de nouveaux prennent le relais, il reste toujours un  noyau composé de deux membres, Titi et Huggy, qui ont bien du courage de mener cette grande barque ! Je suis ravie de vous annoncer aussi que je publierai quelques articles sur le site.

Bonne visite !

Koh-Lanta vs Survivor : 10 différences

On connait tous Koh-Lanta mais un peu moins Surviror, la version américaine de l'émission qui a réunit, tout de même, 10 millions de téléspectateurs lors de la dernière saison.
Focus sur 10 grandes différences entre les deux émissions !

1- Les thèmes 

Le thème des émissions de Koh-Lanta reste le même :  les jaunes affrontent les rouges. Quelques émissions sont un peu spéciales et font revenir d'anciens candidats mais rien de plus.
Dans Survivor, c'est une autre histoire : on a des thèmes différents qui donnent du piment aux nombreuses saisons. Mais on a aussi des thèmes de mauvais goûts il faut l'avouer ! 
 

2- Les logos

Si le logo de Koh-Lanta subit quelques reliftings de temps en temps, il reste le même. Celui de Survivor garde sa forme ovale mais change de couleur et d’illustration pour chaque nouvelle saison.

3- Le budget des épreuves

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Je pense que l'écart du bugdet décor des épreuves est assez conséquent. Dans les épreuves de Survivor les décors sont même personnalisés aux couleurs de chaque candidat, la classe ! 

4 - Le suspense lors du conseil

Dans Koh-Lanta, on peut avoir une idée de qui va être éliminé lors du conseil. Dans Survivor c'est beaucoup plus compliqué... Le montage fait qu'on a beaucoup de mal à le savoir et on tombe toujours sur les fesses lors du conseil qui est rempli de rebondissements !

5 - Le jury

Le jury est composé des candidats éliminés qui ont atteint la réunification. La règle est la même dans les deux émissions mais, dans Survivor, les membres du jury assistent à chaque conseil et suivent ainsi le cours de l'aventure.... Pas mal....

6 - Les récompenses

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Alors certes, dans Koh-Lanta on offre de temps en temps des pizzas, mais dans Survivor c'est tout le temps, l'apogée de la malbouffe. Dans la plus part des épreuves de confort, on fait saliver les candidats avec des récompenses telles que des burgers, des pizzas, des glaces... On est calé rien qu'en regardant l'émission !

7 - L'épreuve d'immunité

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En parlant de nourriture.... Dans Survivor,  il arrive que lors des épreuves d'immunité, on donne la possibilité aux candidats de ne pas participer en contre partie d'un festin. (La semaine dernière c'était chips, frites, coca et bières oui oui... bières..). Même si la récompense n'est pas très saine, le principe est assez bien trouvé !

8 -  Les totems individuels

Dans Koh-Lanta et Survivor, avant la réunification, le groupe qui remporte l'épreuve d'immunité gagne un beau totem.
Lorsque la réunification a lieu et que chaque joueur joue pour soi, le totem se transforme en un gros collier d'immunité dans Survivor.
Il y a quand même des colliers d'immunité dans Koh-Lanta mais ils ne sont pas donnés lors des épreuves. lls sont cachés sur l'île.

9 - La spontanéité des interviews

Je pense que les candidats de Survivor souhaitent devenir acteur au fond d'eux : ils en font des tonnes et on a parfois du mal à croire en leur naturel.
À la différence de Koh-Lanta, les interviews sont aussi rarement prises sur le vif. Le cadre est bien étudié accompagné d'une jolie pose du candidat. 

10 - Le rythme des émissions

Les américains ne perdent pas de temps  : on compte deux saisons par an ! Chez les français, on est plus lent avec une saison par an. Mais des émissions spéciales avec le retour d'anciens candidats augmentent un peu cette moyenne.

Il y a encore pas mal de différences entre les deux émissions mais j'ai listé que les plus importantes selon moi. Si vous aussi vous connaissez les deux émissions, n'hésitez pas à compléter dans les commentaires. 

 

Interview : Massimo Manganaro, réalisateur

 photo de Massimo Manganaro

photo de Massimo Manganaro

Massimo Manganaro est un célèbre réalisateur d’émissions télévisées. D’origine italienne, il commence à travailler en France en 1983 chez Canal Plus et enchaîne depuis une impressionnante carrière accompagnant les plus grands animateurs de télévision comme Christophe Dechavanne ou Jean-Luc Delarue. On peut citer à son actif, par exemple, Coucou c’est nous, Toute une histoire, C’est mon choix, le Téléthon… Actuellement réalisateur du jeu Money Drop diffusé sur TF1,  Massimo va nous parler du métier de réalisateur de jeux télévisés.

Pouvez-vous nous raconter vos débuts de réalisateur ?

Je suis issu du cinéma, j’ai découvert la télévision en 1983 que j’ai trouvé à l'époque très moderne. Je voulais juste faire un petit pas dedans pour connaître, finalement j’y suis resté toute ma vie.
J’ai commencé sur des émissions matinales de Canal Plus où je m’occupais de la réalisation, puis on m’a confié des émissions de plus en plus importantes. Parmi les plus connues, il y avait Les nuls, l’émission. J’étais un peu une sorte de joker qu’on plaçait sur des émissions et cela de 1984 à 1992.
C’est à Canal Plus que j’ai rencontré Christophe Dechavanne et plus tard Jean-Luc Delarue à TV6 : deux animateurs avec lesquels j’ai longtemps collaboré et avec qui je me suis lié d’amitié et j’ai passé des années en tant que freelance à leurs côtés.
Après je suis passé à TF1, j’ai réalisé Coucou, c’est nous, puis sur France 2,  Ça se discute, deux émissions qui ont forgé ma façon de faire. C’était une façon de filmer qui se faisait en fonction de l’exigence du moment. Je me suis retrouvé dans des situations qui était totalement improvisées et je me suis spécialisé dans cette façon de travailler : être réactif et souple.

Quel est le rôle d’un réalisateur en amont d’une émission ?

 Le producteur de l’émission exprime un souhait, dessine dans les grandes lignes l’émission et la mécanique du jeu. Le réalisateur suggère l’univers de l’émission et  l’idée générale du décor. Le réalisateur fait aussi des suggestions de mise en scène en respectant les contraintes techniques. Par exemple sur Money Drop, avec l’équipe de François Guillard, on a imaginé un lieu rempli de richesse comme un coffre fort... L’ordre des séquences est souvent défini par le producteur mais le réalisateur apporte ses conseils.  
Pour finir je dirais que, souvent,  le producteur prépare le contenu et le réalisateur le contenant. Mais rien n’empêche les échanges entre les deux.                                                                                         

Quel est le rôle d’un réalisateur lors du tournage d’une émission ?

 À mon sens, il doit prendre « soin » de l’animateur, le motiver et l’amuser. Je pense à Laurence*, on tourne beaucoup et je dois en tant que réalisateur la soutenir. Le réalisateur doit aussi participer à la mise en place avant chaque tournage, vérifier que toutes les caméras sont aux bons endroits. On remotive aussi les opérateurs sur l’importance de chaque plan.
En régie, c’est choisir les caméras et faire les commutations. Dans le cas de Money Drop, chaque plan est charté, les valeurs de cadres sont définies à l’avance, le public a l’habitude d'entendre un son ou de voir un plan à un moment précis du jeu. Ce n’est pas forcément le cas partout. Dans le cadre d’un jeu télévisé, la rigueur s’impose.

Est-ce qu’il y a un parcours idéal pour devenir réalisateur télé ?

Dans un premier temps, je dirai qu’être réalisateur c’est surtout avoir un point de vue sur quelque chose et de l’exprimer, dans ce cadre là, avec des caméras sur un plateau de télévision. Je ne pense pas qu’il faille avoir de connaissances très techniques, il y a des techniciens qui sont formidables et qui peuvent vous aider à faire toutes sortes de programmes. Pour le direct, il faut avoir du sang froid et ne pas connaître le stress. Le stress utile oui, mais pas celui qui coupe les jambes et les mains car en France nous commutons les caméras sur le mélangeur qui est une spécificité française. À l’étranger, c’est un truquiste qui commute les caméras pour vous.
Concrètement, c’est avoir un point de vue et des idées. Il faut aussi être très souple, car les exigences de production et de distribution, font qu’il faut s’adapter en permanence dans cette forme de télévision qui est certainement très industrielle et qui ne pardonne pas.

Est- ce qu’on peut dire que réaliser un jeu télévisé est différent que de réaliser une émission de variété ?

L’objectif principal d’un réalisateur c’est de bien mener ses équipes et être un vrai moteur pour l’énergie de chacun. Vous êtes l’animateur interne de l’émission. Grosso modo, une équipe est en forme si celui qui les dirige est en forme. Pour revenir à la question précédente, je dirais qu’une des qualités d’un réalisateur télévisé c’est d’être d’humeur égale et riche en énergie pour pouvoir en donner aux autres. 
La technique est différente. Sur un jeu, être réalisateur c’est entrer « dans un cancan », mais le bon côté du cancan : on lance le dé et on fait avancer son pion. On reste dans des valeurs de découpage qui restent les mêmes et où tout est déjà prédéfini. Sur une émission de variété, il faut plus être dans la recherche, trouver le nouveau plan, une nouvelle valeur, sans pour autant perturber le téléspectateur qui doit retrouver quelque chose de raccord.

Pour vous, qu’est-ce qui est le plus enrichissant à réaliser : un jeu télévisé ou une émission de variété ?

 D’emblée, au niveau du tournage, je dirais une émission de variété. Mais me concernant je m’amuse sur tout et je trouve plein de raisons de passer une excellente journée avec tout le monde. Donc pour moi, il n’y a pas de différence, c’est un plaisir de participer à une œuvre de création et le jeu en est une. Mon activité baigne tellement dans la gestion des humeurs et la transmission de bonne volonté que je ne fais pas la différence. C’est une journée de travail, très agréable, même si parfois il y a en a des plus dures que d’autres. 

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier de réalisateur de jeux ?

 Ce qui me plaît, c’est d’imaginer un univers et de constater que c’est devenu une réalité. L’univers de Money Drop est né d’une conversation avec François Guillard, le producteur du jeu et la direction de TF1. Il fallait trouver l’univers dans lequel devait se dérouler le jeu. Dans une banque par exemple ? Ce fut un travail collectif et de voir que tout ce qu’on a imaginé ressemble à ce qui a été fait, c’est ce qui me plaît le plus. Et cela en partie grâce aux décors faits par Michel Henando.

Quel est votre meilleur souvenir de jeux télévisés ?

 Je ne sais plus, surtout avec le temps qui passe ! Je dirais les rencontres, l’amitié, les animateurs qui sont devenus des compagnons de routes… Une route qu’on fait ensemble depuis une trentaine d’années maintenant.

*Laurence Boccolini, animatrice de Money Drop

Interview : Alexandre, assistant de production

Alexandre Walon, jeune homme de 25 ans, fut assistant de production en 2014 sur 4 mariages pour 1 lune de miel. Il nous raconte les dessous techniques de l’émission.

Quel était ton poste sur 4 mariages pour 1 lune de miel ?

J’étais assistant de production chez Zeddes Prod, la production exécutive de l’émission qui est produite par ITV.

Peux-tu nous expliquer en quoi cela consiste ?

Mon rôle sur l’émission était de booker l’équipe technique du tournage. À savoir trouver un réalisateur, les cadreurs, les ingénieurs du son ainsi que les divers assistants techniques. Je transmettais la liste de l’équipe à ITV afin qu’ils les convoquent pour les emmener sur les lieux du tournage.
Je répertoriais aussi leurs heures travaillées et les déclarais comme tout assistant de production.
Je pouvais également aider à mettre en place les configurations techniques avec les caméras, batteries, sons… En revanche je n’assistais pas au tournage.

Combien de temps dure le tournage d'un mariage ?

Le tournage d‘un mariage dure entre 10 et 18 heures, parfois plus. Il nous est arrivé d’avoir des mariages de plus de 24 heures !

Combien de techniciens sont présents sur le tournage ?

En Amont du mariage, ITV et nous envoyions un cadreur, un opérateur son et une journaliste afin de réaliser un portrait d’un des couples.
Lors du tournage du mariage, nous avions un réalisateur, trois chefs opérateurs (puis un autre est venu intégrer la configuration), deux assistants vidéos, un ingénieur du son et un opérateur son. Sur les Reveals (le plateau final) nous rajoutions un assistant réalisateur. Il faut en plus compter les roads d’ITV, qui assuraient le transport du matériel, leurs journalistes, leurs assistants de production et très souvent un stagiaire pour les accompagner.
En fin de soirée, vers minuit-1heure, un assistant et un cadreur s’occupaient des interviews.

L’équipe assiste-t-elle entièrement au mariage ?

L’équipe assiste entièrement au mariage. Simplement, il ne faut pas dépasser 12 heures de tournage par personne, un roulement est donc mis en place.

As-tu un souvenir marquant ou une anecdote ?

Rien de bien marquant si ce n’était les vendredi après-midi, veille de quatre ou cinq mariages, où avec ma directrice de production nous retournions le tout Paris pour trouver un ou deux cadreurs. Ils nous arrivaient souvent de prendre des très jeunes ou des inconnus. Le lundi, nous attendions sagement un mail de nos réalisateurs pour savoir si nous avions réussis à limiter la casse et si le cadreur s’était bien débrouillé. Nous avons eu de bonnes surprises : certains sont devenus des cadreurs confirmés de l'émission.

Pour finir, est-ce que cette expérience t'as plue ?

C’est une expérience qui m’a fait rentrer dans le monde de la télévision. Ma boss m’a tout de suite responsabilisé, ce qui est beaucoup plus motivant ! J’en garde de très bons souvenirs ! J’ai rencontré des gens très sympas.

Que fais-tu depuis et quels sont tes projets ?

J’ai fait pas mal d’émissions depuis en tant qu’assistant ou chargé de production chez Banijay France et Studio 89 sur Top chef et Les chtis et les Marseillais.
J’ai ensuite monté ma boîte, avec un associé : Telluric Production. Nous travaillons actuellement sur divers documentaires et films d’entreprises. Nous développons beaucoup de nos projets en 3D stéréoscopique, une technologie très appréciée en Asie, qui nous offre des possibilités économiques très intéressantes pour l’avenir.

N’hésitez pas à faire un tour sur www.telluricproduction.com pour en apprendre plus sur la boîte de production d’Alexandre.

Quel livre lire sur les jeux télévisés ?

Si vous aimez les jeux télévisés et leurs histoires,je vous conseille fortement un livre, qui est devenu ma bible :

 

Les travestissements du jeu télévisé écrit par Laurence Leveneur, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication. Elle a soutenu son doctorat sur le sujet de l'Histoire et analyse des jeux télévisés français de 1954 à 2004. Je lui fais donc assez confiance quand aux informations contenues dans ce livre :). Mes sources des articles historiques ont de grandes chances de provenir de ce livre.

 Couverture du livre  Les travestissements du jeu télévisé ,  Laurence Leveneur.

Couverture du livre Les travestissements du jeu télévisé , Laurence Leveneur.

 Je vous le conseille vivement si vous êtes intéressé par le sujet (mais vraiment intéressé car il y a quand même 180 pages et il coûte 20 euros.) Déjà c'est bien écrit et c'est très clair. J'ai particulièrement apprécié le deuxième chapitre, très informatif sur la naissance des jeux, vraiment passionnant (je ferai d'ailleurs un article dessus). Sinon dans ce livre sont traités : la définition même du jeu télévisé, les différentes compétences auxquelles les jeux font appels, une analyse sur le décor des jeux et le rôle que tient le téléspectateur dans un jeu ( je vous dis cela un peu grossièrement bien sûr)

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